SAME / France

 

Society for Electroacoustic Music Arts / Société des Arts en Musique Electroacoustique

 

pastedGraphic.pdf Biographies and programme notes below the musical extracts / biographies et présentation d’oeuvres en bas de page.

 

 

 

Alain Lithaud – Ephelmus

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Alain Lithaud – route de la rene

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Alain Savouret

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Christian Clozier

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Eric Mulard

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Frederic Nyst

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Jp Toulier

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Jp Toulier – stridulation

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Martial Robert

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Michel Karsky

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Nicolas Verin

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Philippe Auclair – Spirale

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Philippe Auclair – creux de l’enfer

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PierreBoeswilllwald.mp3

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Alain Lithaud – Ephelonos

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Alain Lithaud – Route de l’arène, bref ‘Opéra en trois scène

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Alain Savouret – Refus d’été (Summer solstice in the “Seasons”, 2002)

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Christian Clozier – Clarissophone

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Eric Mulard – Le Passage de l’Instant

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Frederic Nyst – BATEREYE (mot wallon évoquant une percussion)

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Jp Toulier – Etude n° 8   op.7b   2003, remixage en 2008 – inédit

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Jp Toulier – stridulation

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Martial Robert – Traces (2009)

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Michel Karsky – La Chanson de Roland (2006-2007)

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Nicolas Verin – Samoûm

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Patrick Lenfant – KHEM

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Philippe Auclair – Spirale

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Philippe Auclair – creux de l’enfer

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Pierre Boeswilllwald

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Serge Bouc – Chevalier de la table ronde

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Serge Bouc – Lost in e-motion

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Philippe AUCLAIR (France)

Born in 1952 in Culan (France, Cher). After beginning studies in science and music, he turned to literature. He is an instrumentalist (transverse flute), and he studied flute, percussions and piano while he attended the classes of harmony and counterpoint, analysis, orchestral and choral conducting at the Concervatoire d’Issy-les-Moulineaux and at the Cesar Frank school (Paris). Then, thanks to the GMEB, he specialized in experimental music in 1985 and graduated in 1994 in electroacoustic composition, computer music and mixed music at the Ecole Nationale de Musique et de Danse de Bourges (Gold Medallist in the electroacoustic class by Professor R. Cochini).

He has practised composition and teaching technique within the framework of musical and literary instruction: workshop for musical composition (ATEL 4M) for the Department of Education and Science. He created also some fine arts works (sculptures, outside installations…).

He got commissions for stage (“Le Renard du Nord”, “Jeanne Duval”…), dance (“Spirale”, “Diabolus in Campanile”…), and for mixed music compositions (series of the 4 “Canto de l’Oustal” for flute, sax, clarinet and tape), pieces for instruments and voices such as flutes quartet, chamber music… oratorios for soloist choral and orchestra (“Légende de Saint Genes”, “L’Exilée de Babylone”, “Canzon de Santa Fe”) including electroacoustic music; “KAZALBA” triptych for soloist voice and orchestra (creation May 2001); and lastly concert pieces: “Rumeur dans les combrailles” for alto sax and fixed sounds (creation May 2000), “Kaars Lichjes in Limburg” for 12 saxophones and fixed sounds (commissioned by the Conservatoire d’Issoudun).

1st Prize of the 2nd Puy at the 1995 Bourges Competition, in the category “Music for danse”, with “Spirale”; 2001 “Athanor” Prize (composition and direction) / 2002 (Cultural Merit).

Some of his compositions are published in the collection “Chrysopée Electronique / International Compendium – BOURGES – I.M.E.B.”. His works have been presented in concerts during the Bourges Synthese Festivals for many years.

Philippe Auclair produces the radio program “Musique & Synthèse” every week since 1985.

 

Philippe AUCLAIR (France)

Né en 1952 à Culan (Cher, France). Après des études scientifiques et musicales, il se tourne vers des études de lettres classiques. Il suit des études de flûte traversière, percussions et piano, parallèlement aux classes d’écriture (Harmonie, Contrepoint), d’analyse, d’orchestration, et de direction d’Orchestre et de Chœurs au Conservatoire d’Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, puis à l’école César Frank, à Paris. C’est en 1985 qu’il s’oriente vers les musiques dites expérimentales grâce au G.M.E.B, pour obtenir le D.E.M. de Composition électroacoustique, de musique assistée par ordinateur, et de Musique Mixte à l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de Bourges en 1994 (Médaille d’or de la classe d’électroacoustique de Roger COCHINI).

Il mène des travaux de composition et de pédagogie dans le cadre de l’enseignement de la musique et des lettres : atelier de création musicale en collège (ATEL 4M) pour l’Education Nationale. Il crée également des installations plastiques (sculptures/extérieurs etc.).

Il reçoit des commandes de musiques pour le théâtre (“Le Renard du Nord”, “Jeanne Duval”…), la danse (“Spirale”, “Diabolus in Campanile”…) mais aussi pour des pièces de musiques mixtes (série des 4 “Canto de l’Oustal” pour flûte, saxo, clarinette et bande), des œuvres instrumentales et vocales telles que Quatuor de Flûtes, musique de chambre… oratorios pour choeur soliste et orchestre (“Légende de Saint Genes”, “l’Exilée de Babylone”, pour soli, chœurs, orchestre et électroacoustique, “Canzon de Santa Fe”…) incluant la musique électroacoustique ; le triptyque “KAZALBA” pour voix soliste et orchestre (création Mai 2001) ; et enfin des pièces de concert : “Rumeur dans les combrailles” pour saxo alto et sons fixés (Création Mai 2000), “Kaars Lichtjes in Limburg” pour 12 saxophones et sons fixés (commande du Conservatoire d’Issoudun).

1er Prix du 2è Puy au Concours de Bourges 1995, catégorie « Musique pour la danse » avec “Spirale” ; Prix “Athanor” 2001 (composition et direction) / 2002 (Mérite Culturel).

Certaines de ses musiques sont éditées dans la collection « Chrysopée Electronique / Compendium international – BOURGES – I.M.E.B. ». Ses œuvres sont diffusées en concerts lors des Festivals «Synthèse» de Bourges depuis de nombreuses années.

Philippe Auclair est réalisateur d’une émission radiophonique hebdomadaire « Musique & Synthèse » depuis 1985.

 

Philippe AUCLAIR : Le creux de l’Enfer d’après  Frédéric Bouglé

(avril/mai 2006)

Musique réalisée dans le studio personnel C.A.S.A.L.T.A. et dans les studios de l’I.M.E.B.

 

Pièce électroacoustique en forme de prélude à une pièce mixte pour Trombone basse et sons fixés : « La Bête du Gévaudan ». L’une et l’autre nous plongent dans l’univers magique, mais aussi parfois terrifiant, de l’Auvergne ancestrale. Si en philosophie, c’est dans le miroir de la mort que la vie prend tout son sens, l’existence du Creux de l’enfer commencerait avec la disparition tragique de Saint Genès souvent associé à l’eau. (St. Genès ou Genest, un adolescent venu d’orient -de Mycènes en Grèce-  aurait, selon Grégoire de Tours, été supplicié, puis décapité sur le rocher du Creux de l’Enfer, à Thiers. ). Le rocher proéminent existe vraiment, de même que la première fabrique (coutellerie) recensée venue s’installer à son pied dans la seconde moitié du XVème siècle. C’est ce rocher noir et ithyphallique, le « Roc de la fadas » ou « Rocher des fées », avec à son pied une chute d’eau, qui attirèrent l’attention des riverains dans un site aussi austère. C’est aussi en hommage aux fées revêches et bienfaisantes hantant la crypte sous la cascade que le site fut baptisé en son entier « Le Gour de la fadas » ou « Creux des fées », et cela à une époque où le bas et le haut, le mal et le bien, le profane et le sacré n’étaient pas connotés par avance. Dans le roman de Georges Sand, La ville noire (1960, 25 ans avant Germinal d’Emile Zola), le site se fait encore appeler « Le val d’enfer », « Le trou-d’enfer », « Le Saint-enfer », « Le passage des fées », et se voit même nommé « Au bord du saut d’enfer ». L’usine du Creux de l’enfer brûlera plusieurs fois, et toujours à la nuit tombée, comme pour mieux fixer l’imagination populaire dans l’odeur du soufre ! Des artisans pauvres intègrent ces usines et découvrent alors un univers infernal qu’ils ne soupçonnaient pas, cloîtrés entre les fours incandescents, des découpoirs mécaniques, des marteaux pilons etc….  Bruit fracassant, membres happés par les courroies, mains coupées par les machines, corps broyés par l’éclatement des meules, fatigue pour ces hommes, femmes et enfants qui s’activent dans des bâtisses devenues effrayantes où même le diable ne voudrait pas habiter ! La musique est une lente progression : de l’élément liquide (les flots de la Durolle) à la masse mécanique brûlante et écrasante qui engloutit l’homme. C’est l’Auvergne mystérieuse aux couleurs sombres, au basalte noir,à la nuit profonde, qui sera aussi le théâtre de « La Bête du Gévaudan ».

 

 

Philippe AUCLAIR : Spirale (1991 – 1992 ) – 5’37

Originally, this piece was the third of three movements of the electroacoustic Suite “across the Cevennes”. Before being isolated as “Spiral”, its title was “The Spiral Of Montpezat” (Montpezat being a mythical spiral tunnel beneath the Cevenne mountains).

As “Spiral”, it is meant for a lone female dancer and lightshow. The dancer uses mime and pantomime. The stage is rendered bare, and encircled by loudspeakers. Originally, the piece formed part of a drama, in which one of the characters is split in two. The female dancer is meant to bring about a return to the place where the actor underwent metamorphosis.

This work was realized in the GMEB Studios in 1992.

 

Philippe AUCLAIR  : Spirale (1991-1992) – 5’37

A l’origine, un des mouvements (le troisième) de la suite électroacoustique ” Suite transcévenole “. Ce mouvement intitulé ” La Spirale de Montpezat ” (tunnel mythique en spirale des Cévennes) fut isolé pour devenir ” Spirale ” destinée à une seule danseuse et des jeux de lumière.

Mime et pantomime de la danseuse. Dénuement de l’espace scénique entouré d’une manière circulaire par des haut-parleurs. A l’origine, cette pièce est un intermède dans une réalisation dramatique (dédoublement de la personnalité d’un des personnages). La danseuse opère un retour sur le lieu de la métamorphose de l’acteur.

Œuvre réalisée dans les studios du GMEB en 1992.

 

 

 

 

 

 

Pierre BOESWILLWALD (France)

Born in 1934. Boeswillwald took an eclectic training for engineering (electronics, sound recording), fine arts (decorative arts) and theatre (mime with E. Decroux Technique, and antique theatre at the Sorbonne). In 1953, he discovered the studio of the Maison des Lettres de la Sorbonne, founded by Roland Barthes, and from that point embarked on sound creation. He frequented regularly the “Club d’essai” of the ORTF where he met P. Schaeffer in 1955. As he was convinced that the electroacoustic means would become important in shows, he chose then the theatre as area conducive to his experiences. He participated with Wolfram Mehring in the foundation of the Mandragore Theatre in 1956, then collaborated with many stage directors (Gillibert, Serreau, Blain, Sorano, Lavelli, Bataille, Maréchal, Joxe, Dubillard…) and made numerous electroacoustic plays (sound dramatization).

In 1968 – 1970, he took fundamental music classes with P. Schaeffer at the CNSM of Paris (he worked in the Research Service of the ORTF / GRM) and dedicated himself more precisely to electroacoustic music. He practised electroacoustic improvisation in the framework of the Direct Expression Groups of Châteauvallon and Opus N with Christian Clozier, Alain Savouret and Jacques Lejeune. Since 1972, he collaborates with the IMEB as a composer researcher: musical composition and researches in the framework of the Atelier de Recherches Technologiques Appliqué au Musical. As a composer or performer, he takes part in many musical events in France and abroad. From 1982 to 2002, he was electroacoustic music professor at the Conservatoire National de Région d’Amiens.

Founder member of International Confederation of Electroacoustic Music, he is President of the ICEM French federation, the RPEME. He is member of the International Academy of Electroacoustic Music of Bourges and co-founder with Éric Mulard of the Studio Delta P in La Rochelle.

 

Main works:

“La promenade du Dimanche” (1968) ; “Là où les Roses sont froissées” (1971) ; “Toccatanne n°1” (Toccata for synthesizer and electroacoustic studio, 1973) ; “Toccatanne n°2 : Qui est là ?” (1974) ; “Toccatanne n°3 : Ouverture vers une Fête” (1975) ; “Homo dixit soliloque… te” (electroacoustic music and Provençal actor, 1977) ; “La Chèvre de monsieur Seguin” (1978) ; “Toccatanne n°5 : Je vais vous dire” (1978) ; “Suite Charybde” (1979) ; “Les Cercles Hermétiques” (1980) ; “Sur les Chemins de Venise” (1983) ; “Le Livre des morts ordinaires” : part 1, “L’instant d’après” (1987) and part 2, “La belle vie… quelle angoisse !” (1988/90) ; “Pathos ad libitum” (1993) ; “Les Tympanes syncopées” (for hurdy-gurdy and tape, 1994) ; “Comme un léger glissement” (1995) ; “Les Tribulations d’une idée fixe” (1997) ; “Ha ! J’ouis” (1998) ; “Au fond la mer est belle” (1999) ; “Le piano joue ; la caravane passe” (2000) ; “Le Crépuscule des Sphères” (2001) ; “De l’abus de la juste mesure” (2002) ; “The right sound in the right silence” (2003)

 

Main musical shows (“Sound Theatre”):

“Pour Artaud” (1968) ; “Soliloque Suédois” (1971) ; “Seul en soi” (1983), “Seul en soi II” and “Seul en soi III” (electroacoustic musical theatre, 1986) ; “La Vie des Saints aux Bars des Hôtels” (about Cendrars, 1987) ; “Tous les sons sont des merveilles” (musical show with video, 2007)

 

Pierre BOESWILLWALD (France)

Né en 1934. Il suit une formation éclectique d’ingénieur (électronique, prise de son), d’arts plastiques (arts décoratifs) et théâtrale (mime, Technique E. Decroux, théâtre antique de la Sorbonne). En 1953, il découvre le studio de la Maison des Lettres de la Sorbonne, fondé par Roland Barthes et s’engage définitivement dans la création sonore. Il fréquente le club d’essai de la radio (R.T.F.) où il rencontre P. Schaeffer en 1955. Convaincu alors de l’importance que prendraient les moyens électroacoustiques dans le spectacle, c’est donc au théâtre qu’il trouve d’abord le terrain de ses expériences. Il participe avec Wolfram Mehring à la création du Théâtre de la Mandragore en 1956 puis collabore avec de nombreux metteurs en scène (Gillibert, Serreau, Blain, Sorano, Lavelli, Bataille, Maréchal, Joxe, Dubillard…) et signe de nombreux spectacles électroacoustiques (théâtralisation du sonore).

En 1968 – 1970, il suit la classe de musique fondamentale de P. Schaeffer au CNSM de Paris (travail au Service de la Recherche de l’ORTF / GRM) et se consacre plus précisément à cet « art à entendre du XXème siècle », la musique électroacoustique. Il a pratiqué l’improvisation électroacoustique dans le cadre des Groupes d’Expression Directe de Châteauvallon et d’Opus N avec Christian Clozier, Alain Savouret et Jacques Lejeune. Depuis 1972, il est collaborateur de l’IMEB comme compositeur chercheur : création musicale et travaux de recherche dans le cadre de l’Atelier de Recherches Technologiques Appliqué au musical. Il participe, comme compositeur ou interprète, à de nombreuses manifestations musicales en France et à l’étranger. De 1982 à 2002, il est professeur de composition et de musique électroacoustique au Conservatoire National de Région d’Amiens.

Membre fondateur de la Confédération Internationale de Musique Electroacoustique, il est Président de la fédération française de la CIME, la RPEME (Réunion pour la Promotion et l’Enseignement des Musiques Electroacoustiques). Membre de l’Académie Internationale de Musique Électroacoustique de Bourges. Cofondateur avec Éric Mulard du Studio Delta P à La Rochelle.

 

Œuvres principales :

“La promenade du Dimanche” (1968) ; “Là où les Roses sont froissées” (1971) ; “Toccatanne n°1” (Toccata pour synthétiseur et studio électroacoustique, 1973) ; “Toccatanne n°2 : Qui est là ?” (1974) ; “Toccatanne n°3 : Ouverture vers une Fête” (1975) ; “Homo dixit soliloque… te” (musique électroacoustique et interprète provençal, 1977) ; “La Chèvre de monsieur Seguin” (1978) ; “Toccatanne n°5 : Je vais vous dire” (1978) ; “Suite Charybde” (1979) ; “Les Cercles Hermétiques” (1980) ; “Sur les Chemins de Venise” (1983) ; “Le Livre des morts ordinaires” : volet 1, “L’instant d’après” (1987) et volet 2, “La belle vie… quelle angoisse !” (1988/90) ; “Pathos ad libitum” (1993) ; “Les Tympanes syncopées” (pour vielle et bande, 1994) ; “Comme un léger glissement” (1995) ; “Les Tribulations d’une idée fixe” (1997) ; “Ha ! J’ouïs” (1998) ; “Au fond la mer est belle” (1999) ; “Le piano joue ; la caravane passe” (2000) ; “Le Crépuscule des Sphères” (2001) ; “De l’abus de la juste mesure” (2002) ; “The right sound in the right silence” (2003)

 

Principaux spectacles musicaux (« Théâtralisation du sonore ») :

“Pour Artaud” (1968) ; “Soliloque Suédois” (1971) ; “Seul en soi” (1983), “Seul en soi II” et “Seul en soi III” (théâtre musical électroacoustique, 1986) ; “La Vie des Saints aux Bars des Hôtels” (sur Cendrars, 1987) ; “Tous les sons sont des merveilles” (spectacle musical avec vidéo, 2007)

 

Pierre BOESWILLWALD : La promenade du dimanche (1968)

Première rencontre avec le langage électroacoustique le plus large possible. La forme, la géométrie des sons s’effacent au profit de l’émotion, des images et des climats.

Le dimanche, jour de repos où l’on ne fait rien que le simulacre de ce que l’on voudrait faire !

 

 

 

 

 

Serge BOUC

Né le 15 mai 1955 à Vienne (France).

 

1974-1979 :Etudes de mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure (rue

d’Ulm, Paris).

1977 :Agrégation de mathématiques.

1979 :Thèse de mathématiques.

1996 :Habilitation à diriger des recherches (HDR).

1979-2005 :Chargé de Recherche au CNRS, Université Paris 7 – Paris

2005-2010 :Directeur de Recherche au CNRS, au LAMFA (UMR 6140) – Amiens.

1992-1996 :Etudiant du département de Musique Electroacoustique du CNR

d’Amiens.

1996 :Prix de composition de la SACEM.

J’ai participé aux expériences “Octophonie” et “Camera Acustica”, au

Studio Delta P de La Rochelle.

 

Compositions :

– “Le malentendu inoui”, étude octophonique (1994).

– “Chevaliers de la Table d’Onde (1996).

– “Transe atlantique”, météophonie (1997).

– “La danse des algues au rythme de la mer” (1998).

– “Vocalises” (1999).

– “Actualitanie” (2000).

– “Lost in e-motion” (2006).

 

 

Serge BOUC : Chevaliers de la Table d’Onde

Variations conflictuelles sur les diverses notions d’onde, de flot, de conflit.

 

Serge BOUC : Lost in e-motion

Un voyage sonore onirique d’Amiens à Tokyo. Transport, mouvement, émotion…

 

 

 

 

 

 

Christian CLOZIER (France)Born in 1945 in Compiègne  (France)

Director of the Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges/IMEB founded in 1970.

Artistic manager of  “Synthèse”, Festival International des Musiques et Créations Electroniques de Bourges,

Artistic manager of the Concours International de Musique et d’Art Sonore Electroacoustiques de Bourges.

Président of the Mnémothèque Internationale des Sciences et Arts en Musique Electroacoustique/

MISAME.

Honorary President of the International Confederation of Electroacoustic Music (ICEM) which is an International Member Organisation of the International Council of Music (ICM/UNESCO)

He founded the Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges

 

Doctor Honoris Causa of the Cordoba National University (Argentina) in 2007

 

Has conceived différent devices, musical instruments and instrumentarium for :

–  pedagogy : the Cybersongosse (since 1972)

–  spatialization-interpretation : the Cybernéphone (since 1973)

–  composition : IMEB studio Charybde (since 1971)

 

Numerous papers and texts on  musical aesthetics and history

 

As composer, his works have been played and broadcasted everywhere in the world. Some are recorded by Chant du Monde and Mnémosyne Musique Média publishers.

 

Christian CLOZIER (France)

Né le 25 août 1945 à Compiègne.

Directeur de l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges/IMEB fondé en 1970.

Directeur artistique du Festival International des musiques et créations électroniques de Bourges, “Synthèse”.

Directeur artistique du Concours International de musique et d’art sonore électroacoustiques de Bourges.

Fondateur et président de la CIME de 1981 à 1994, il en est aujourd’hui le Président d’honneur.

Président de la Mnémothèque internationale des sciences et arts en musique Electroacoustique/MISAME

Initiateur de l’Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges

Docteur Honoris Causa de l’Université de Cordoba (Argentine)

 

Concepteur de différents dispositifs, instruments et instrumentarium musicaux :

– en pédagogie : Cybersongosse

– en diffusion-interprétation : le Cybernéphone

– en création : le studio Charybde de l’IMEB et le Cyberstudio

 

Nombreux articles théoriques et historiques.

Compositeur, ses œuvres ont été jouées et radiodiffusées partout dans le monde.

Œuvres dont certaines sont éditées par Chant du Monde et Mnémosyne Musique Média.

 

 

Christian CLOZIER : Clarissophone (2001)

“Some of the voices

Always angelica

-It is about me-

Sharply replies”

Translated from the poem by A. Rimbaud.

 

This piece is the third of a series that explores the notion of multi-spaces (and not of multi-tracks). That is: for a music in two tracks, called stereo, the final mixing often combines alchemically, in two tracks, eight simultaneous lines distributed in four stereo lines – spaces.

 

“The past astounds the present

The sum astounds its part

The river amazes the source”

Translated from the poem of P. Valéry

 

These two tracks constitute a single general space made of each single space of the participating lines. These two lines, synthesis of all the others, are symmetrically diffused (left-right) on all couples of loudspeakers arranged in the concert hall.

 

For an eight tracks music, two devices are most often used:

– either there are eight monophonic lines, each one projected on a loudspeaker, thus a very punctual and direct projection

– or there are four stereo lines diffused by four couples of loudspeakers.

Most of the time in both cases, eight loudspeakers surround the public.

 

With the Cybernephone, instrument of diffusion-interpretation developed at IMEB, it is no more a couple of stereos that create the space; they are the stereo networks (from six to twelve loudspeakers) that each configure their own type of space. These (six) networks allow the performer to play complementary oppositions, solo and tutti, and to build worlds of sonic multi-timbres, multi-times and multi-spaces. (See the book Academy III or the IMEB server)

 

The first piece of this set of three is called “Demotic” (1997). It plays on a diffusion of autonomous parts (concrete, electroacoustic, factual music), of independent speeches coexisting in an architecture of spaces occasionally paradoxical.

The second piece is called “far off, the strike” (1999). It builds “experimental” spaces since, according to chronological connections and musical duration, becomes established there a series of sonic events, moved in time, according to the moments or the type of sound recording (near, far, before, after, yesterday, the day before yesterday…) The like always different.

The third piece is called “Clarissophone” (2001). It concerns the diffusion of four networks of solo parts such as the ones united, in a final mixing, to generate the space development; except that these parts are each already strongly endowed of timbre and space textures. In their masked individuality and features, the lines -parts, according to the networks, mingle and connect. Here time is that of recollection. In three interludes and three movements.

 

This piece is a gift to my daughter.

 

Comes a time for pain

Comes a time for kindness

Youth goodbye here is the time

When one will know the future

Without dying from its learning

Translated from the poem of G. Apollinaire

 

This piece was commissioned by the French Ministry of Culture and realized in the IMEB Studios, in Bourges, in 2001.

 

“The golden age was just a deferred crime”.

R. Char.

 

 

Christian CLOZIER : Clarissophone (2001)

 

“Quelqu’une des voix

Toujours angélique

-Il s’agit de moi-

Vertement s’explique”

A. Rimbaud.

 

Cette pièce est la troisième d’une série qui explore la notion de multi-espaces (et non de multipistes). C’est-à-dire : pour une musique à deux pistes, dite communément stéréo, le mixage final mêle alchimiquement, en deux pistes, bien souvent huit voies simultanées, réparties en quatre voies-espaces stéréo.

 

“Le passé étonne le présent

La somme étonne sa partie

Le fleuve émerveille la source”.

P. Valéry

 

Ces deux pistes constituent un seul espace général fait de chaque espace singulier des voies qui y participent. Ces deux voies, synthèse de toutes les autres, sont diffusées symétriquement (gauche-droite) sur tous les couples de haut-parleurs disposés dans la salle de concert.

 

Pour une musique à huit pistes, deux dispositifs sont le plus souvent utilisés :

– ou bien ce sont huit voies monophoniques projetées chacune sur un haut-parleur, donc une projection très ponctuelle et directe

– ou bien ce sont quatre voies stéréo diffusées par quatre couples de haut-parleurs.

Le plus généralement dans l’un et l’autre cas, les huit haut-parleurs entourent le public.

 

Avec le Cybernéphone, instrument de diffusion-interprétation développé à l’IMEB, ce ne sont plus des couples stéréo qui créent l’espace, ce sont des réseaux – stéréo (de six à douze haut-parleurs) qui configurent chacun leur type d’espace. Ces réseaux (six) permettent à l’interprète de jouer des oppositions complémentaires, solo et tutti, et de construire des mondes sonores multi-timbres, multi-temps et multi-espaces. (Voir le livre Académie III ou le serveur IMEB).

 

La première pièce de cette triade s’appelle «Démotique» (1997). Elle joue sur une diffusion de parties autonomes (musiques concrète. électroacoustique, évènementielle), de discours indépendants qui coexistent dans une architecture d’espaces épisodiquement paradoxaux.

La seconde pièce s’appelle «Au loin, la grève» (1999). Elle construit des espaces «expérimentaux» puisque s’y établissent selon des rapports de chronologie et de durée musicales des séries d’évènements sonores, décalés dans le temps, selon le moment et le type de la prise de sons (près, loin, avant, après, hier, avant-hier, …) Du semblable toujours différent.

La troisième pièce s’appelle «Clarissophone» (2001). Elle porte sur la diffusion pour quatre réseaux de parties solo, telles celles qui concourent dans un mixage final à générer la mise en espace, sauf que ces parties sont déjà fortement dotées chacune de textures de timbre et d’espace. Dans leur individualité et fonctionnalité masquées, les parties-voies, selon les réseaux, se mêlent et se répondent. Le temps y est celui du souvenir. En trois interludes et trois mouvements.

 

Cette pièce est offerte à ma fille.

 

“Il vient un temps pour la souffrance

Il vient un temps pour la bonté

Jeunesse adieu voici le temps

Où l’on connaîtra l’avenir

Sans mourir de sa connaissance”.

G. Apollinaire

 

Cette musique est une Commande de l’Etat Français, réalisée dans les studios de l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges, en 2001.

 

“L’âge d’or n’était qu’un crime différé”.

R. Char.

 

 

 

 

 

Michel   KARSKY

Michel Karsky s’est intéressé dés 1955 à l’électroacoustique, tout en utilisant essentiellement dans sa musique des sons instrumentaux et vocaux. Son instrument de prédilection est la voix parlée, au point qu’un critique musical russe a récemment intitulé un article : « La Musique parlée de Michel Karsky ». Cette attirance vers le texte parlé s’applique à toutes les langues, à tous les dialectes, tous beaux lorsqu’ils sont destinés à aimer, à se comprendre, malheureusement à se haïr aussi.

Michel Karsky s’est tenu relativement à l’écart des différentes écoles de musique d’avant-garde et il n’est pas facile de lui coller une quelconque étiquette stylistique. Tout au plus peut-on ressentir dans sa musique, un expressionnisme lyrique, une certaine violence, une agressivité même qui n’excluent pas une recherche de construction formelle.

 

Michel   KARSKY :La Chanson de Roland (2006-2007)

Durée: 15′ 05″ – stéréo 2 pistes

 

Parties 1, 2 et 3

La Chanson de Roland est le premier poème épique écrit au XIè  siècle dans la langue qui deviendra le français. Le poème, auquel j’ai adjoint des mots ou des phrases dans de nombreuses langues (français de l’époque, ouzbek, deux langues africaines, l’araméen, le créole, le russe, le chinois, l’occitan, l’arménien, l’italien, etc.) décrit, de façon à la fois imagée et fictive, une bataille au cours de laquelle fut anéantie l’arrière garde de l’armée de l’Empereur Charlemagne, arrière-garde placée sous les ordres de Roland, neveu de Charlemagne, et de son compagnon Olivier.

 

 

 

 

 

 

Patrick LENFANT (Paris 1945)

Sa rencontre avec l’univers musical électroacoustique et plus particulièrement « mixte » fut déterminante pour ses orientations ultérieures. Tout en menant une activité d’organiste il entreprit une formation approfondie des techniques électroacoustiques.

Collaborations avec les compositeurs:  I Xénakis,  J Cage,  L Nono,  L Berio,  H Pousseur,    T Murail, M Lévinas,  FB Mâche,  T Kessler….. pour la réalisation de leurs œuvres en concert leurs œuvres en concert.

Compositeur associé au Centre de Recherches Musicales de Wallonie.

Professeur titulaire de la Classe de Composition électroacoustique et d’informatique musicale au Conservatoire Royal de musique de Liège, jusqu’en 2005.

 

Patrick LENFANT : KHEM

Durée : 13’00”

Suite  alchimique

Commande de L’IMEB, réalisée dans ses studios en Octobre/ Novembre 2006

 

Y-a-t-il  meilleurs lieux que Bourges et un studio électroacoustique pour évoquer l’Alchimie ?

Deux monuments de Bourges  sont de véritables livres ouverts de l’alchimie : l’Hôtel Lallemant et le Palais Jacques Cœur.

Les opérations électroacoustiques sont de nature alchimique, n’opèrent-elles pas une transmutation du matériau sonore ?

 

L’alchimie, dénommée aussi «Grand Œuvre»  proviendrait du mot arabe « Al-kïmyâ » dérivé de l’égyptien « Khem », le pays noir, nom qui désignait le bas delta du Nil.

 

Khem  évoque les étapes successives de la transmutation du métal vil en or, mais ce parcours est plus inspiré  par la connaissance que par l’avidité.

L’alchimiste ne sort pas indemne de cette expérience, lui-même subit une transmutation intellectuelle et psychique.

 

Purification de la matière et de l’esprit, le feu en est le moyen essentiel et le symbole majeur, c’est pourquoi  Khem est une œuvre palimpseste qui se développe sur une autre de mes pièces qui affleure par moment : «  Archée » le feu.

 

Evocation des sept états du matériau initial au cours du grand œuvre, successivement :

Le mercure/vif argent – le plomb – l’étain – l’argent – le cuivre – le fer et l’or final.

 

 

 

 

 

 

Alain LITHAUD

Alain Lithaud est initié à la musique par la pratique du violon. Très jeune, il “manipule” des sons enregistrés sur le magnétophone paternel. Depuis, il s’intéresse aux recherches dans le domaine du timbre et des nouvelles technologies de synthèse et d’analyse

informatique, en particulier au CEMAMu et à l’IRCAM.

 

De formation scientifique et littéraire, il commence très tôt à pratiquer les arts du cinéma (réalisation) et du théâtre : mise en scène, puis conception de mise en espace sonore après une collaboration avec Jean-Marie Villégier pour qui il écrit sa première musique de scène en 1974. Sa collaboration avec des metteurs en scène de théâtre, des chorégraphes, et des cinéastes lui donne une grande expérience de la dramaturgie musicale, de l’évolution temporelle d’une pièce.

 

Il enseigne pendant 25 ans le son et son écoute ainsi que l’écriture cinématographique, particulièrement à l’Institut Européen du Cinéma et de l’Audiovisuel à l’Université de Nancy II.

 

Il est également compositeur-expert sur l’usage de logiciels de traitement du son conçus à l’IRCAM comme “AudioSculpt”. Il a été “oreille” pour des films ayant eu recours à ces outils (comme “Vatel” de Roland Joffé, “Les amours d’Astrée et Céladon” d’Eric Rohmer…)

 

Pour Alain Lithaud, composer est un mode d’existence permanent. C’est une nécessité pour communiquer, nécessité aussi de créer, c’est-à-dire d’imaginer, d’inventer, de mettre en représentation :

“Composer… c’est se confronter avec la matière et la relier à un imaginaire. C’est imaginer entendre, extrapoler un son, une structure, c’est manipuler, façonner, sculpter, ordonner, “mettre en relation” des objets musicaux, sonores, objets éclectiques pour lesquels  il n’y a pas de bornes, pas de limites, si ce n’est celles qu’impose, à priori, l’œuvre elle-même.”  Alain Lithaud (dans “Ecritures”, Editions de l’Est, collection “Reflets et Racines” dirigée par Pascal Chipot)

 

 

 

Alain LITHAUD : Ephelonos

Durée : 5’55”

 

Création 10 juin 2007 au 37° Festival Synthèse de Bourges

“La mélancolie peut-elle guérir de la musique…”

Que, portés par la nappe diffuse des cordes entremêlées que précèdent ou interrompent les sanglots des percussions ou les plaintes d’une voix féminine, j’ai voulu que nous pénètre et  nous habite, au delà de l’écoute, la Mélancolie.

 

Alain LITHAUD : Nuit vernale

Durée : 6’06”

 

Création 2 juin 2002 au 32° Festival Synthèse de Bourges

Etude composée à partir de quelques prises de son de flûtes et de clarinettes, traitées essentiellement dans AudioSculpt et Diphone (Ircam).

 

 

Alain LITHAUD : Route de l’arène, bref ‘Opéra en trois scènes

Durée : 7’05”

Création le 21 novembre 2009 au XXXI° Festival International de Musique Contemporaine “Automne de Moscou”

 

Texte de Jacques JOUET et Olivier SALON involontairement interprété par Jacques Jouet, Oliver Salon et Hervé Le Tellier.

 

Le texte est extrait de la lecture publique donnée au Forum des Images à Paris le 13 novembre 2003.

La contrainte : traiter un extrait de 12 secondes d’un fait théâtral, ici, OuLiPien :

“J’ai aujourdhui prié Raymond de venir me rendre visite en ma demeure de Bourg-la-Reine.

Vous voulez dire sans doute Boulogne, Route de la Reine ?

Vous auriez du rectifier de vous même…  Pourquoi ai-je dit Bourg-la-Reine ?”

 

 

 

 

 

 

Eric MULARD (France)

Né en 1948  à Paris

 

– Etudes  universitaires : Institut de Musicologie de Paris – Sorbonne .

– Etudes musicales : 1er Prix du CNSM de Paris puis s’intéresse tout particulièrement aux  musiques  extra- europeennes et à l’ ethnomusicology

– Parallèlement, stages  en électroacoustique au  GRM  et  à  l’IMEB.

– Activités radiophoniques en France (ORTF et à France-Culture, Radio – France) et à   l’étranger.

– Professeur d’enseignement musical (ministère de l’éducation nationale).

– Actions pédagogiques auprès des Jeunesses Musicales de France.

– Chargé de mission par le Ministère  Français des  Affaires Etrangères  auprès de la Mission d’Action Culturelle à l’Ambassade de France à Beyrouth/Liban.

– Chargé de mission au Ministère de la Culture (Direction de la Musique).

– De 1974 à 1978, il dirige  « La Galerie Sonore » fondée par  Maurice Fleuret au Festival d’Automne à Paris.

– Intervenant (Festival de Royan, Festival d’Automne à Paris, Rencontres  Internationales d’Art Contemporain de la Rochelle, Festival Estival de  Paris…).

– En 1983, fonde, et anime depuis, avec la participation de Pierre Boeswillwald, le studio  Delta P à la Rochelle, France.

– Membre fondateur de la RPEME ( réunion pour la promotion et  l’enseignement de la musique électroacoustique ) des CIME / UNESCO .

 

Son travail compositionnel est essentiellement orienté vers une recherche expérimentale de l’art des sons enregistrés ou «Poésie haut-parlante» et des musiques  électroacoustiques.

 

Il travaille notamment dans les domaines, du théâtre, de la  muséographie sonore et de l’art radiophonique. Ses oeuvres de concert ont été jouées et diffusées  dans de nombreux pays.

Lauréat du concours international de Bourges IMEB, Prix de la création sonore à  Radio France

 

Discographie :   la Métamorphose d’un Départ, La Loupe D’Orme,

Le Santal Irisé, le Passage de L’Instant, Turbulence, Incantation, Louteou.

 

ERIC MULARD : Le Passage de l’Instant (novembre 1998)

Durée 13′ 55″

 

Tout se passe comme si  deux  ” personnages ” sonores menaient une quête pour trouver  chacun,  leur propre identité  .

Au départ , tout les oppose,  mais au fil de l’ écoute , –  par mimétisme mutuel – ? ,  l’on est face à une même  entité  et à  un même songe .

 

 

 

 

 

 

Frédéric NYST  (1939 Liège Belgique)

 

Lieux

 

CRMW (centre de recherche musicale de wallonie)

Responsable du stage de musique électronique

Réalisation de l émission radio (RTBF) sur la musique contemporaine

Pour le CRMW

 

CEMAMu (Centre d’Etude de Mathématique et Automatique Musicales)

Réalisation de plusieurs pièces sur l’ UPIC (Unité Polyagogique Informatique)

 

IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique)

Travail de recherche de génération de Timbres dirigé par le Compositeur

André Riotte

 

Université Paris 8

Programmation à des fins Musicale

 

Apprentissage

 

Henri Pousseur : composition Musicale

Iannis Xenakis composition Musicale

André Riotte Formalisation des structures Musicales

 

Documents

 

DOCUMENTA BELGICA (livres sur l’art contemporain)

Huit Compositeurs Belges

 

Le Nombre et les Eaux

Disque financé par la Galerie Maeght

Mise en partition musicale d’une encre du peintre Pablo Palazuelo

Composition sur l’UPIC

 

Frédéric NYST : BATEREYE (mot wallon évoquant une percussion)

Durée 6′ 22 ”

 

Mariage (Pacs, Compagnonage,…)

De Percussions audio et d’électronique

 

 

 

 

 

Martial ROBERT (2009)

Martial Robert, né en 1964, a effectué des études musicales complètes à partir de l’âge de six ans mais se destinait au départ à une formation en sciences exactes autour de la musique. Premier prix en composition au Conservatoire de Lyon, il est Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, Lettre et Arts, spécialité Musicologie et Communication. Il a écrit une série de livres sur Pierre Schaeffer et Ivo Malec (éd. L’Harmattan) et plusieurs essais sur les traités d’orchestration ainsi que des articles.

Martial Robert se préoccupe de communication : accès des signes au sens dans la musique, captation, interprétation culturelle, recherche d’un fonds commun, avec, bien évidemment  un souci interdisciplinaire. Il est aussi Directeur de Conservatoire.

Du côté de l’esthétique musicale, son travail compositionnel a soif de liberté et voudrait atteindre la naissance du phénomène musical…

 

Martial ROBERT : Traces (2009)

Le phénomène de la répétition est sans aucun doute à la source de tout langage musical et de toute compréhension de discours. Traces construit des repères pour cette naissance et opère un travail sur la mémoire de l’auditeur. Chaque objet sonore exposé est forcément, à un moment donné, répété, tel quel ou varié… Ils appartenaient peut-être déjà à l’auteur, car ils constituent des préoccupations et un des fonds de son langage…

 

Une version – Archi-Traces – propose d’aller encore plus loin en y associant parfois des images qui, par des objets lumineux, renforcent les sillons, les rayures, les traces…

 

 

 

 

 

Alain SAVOURET (France)

Born on 24 January 1942. Double musical studies : “classical” at the Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) with Elsa Barraine, Olivier Messiaen, Marcel Beaufils… and “experimental” at the Research Service of the ORTF with Pierre Schaeffer.

Then he has been composing continuously since 1969: works commissioned by the Ministry of Culture, the French national broadcasting (Radio-France), and by various art centres. Conductor and improvisator, he also works on image and sound compositions. He is commissioned since 1979 by public institutions to conceive large musical events including children, adults, amateurs and professional orchestras (for example: “L’ouïe-Spartacus”,”Roi Artus”,”Célébration Orphéonique 89″, etc…). It follows a career path that runs voluntarily and fundamentally across, according to times and institutional places, electroacoustic or instrumental composition, orchestra conducting, free music, many printed or spoken papers and, as a sort of applied synthesis, la “maîtrise d’œuvre” (the “work mastery”).

The “work mastery” is a detailed long term creating action, in connection with specific “human societies”, their social, musical… customs, their environment, their heritage. Some examples of these State commissions: “Roi Artus” in the Landes département (1987), “Célébration Orphéonique” in the Seine et Marne département (1989), “Fort-Nieulay” with the city of Calais (1991), “Veillée composée” in the Auvergne region (1992). This inventive approach, which uses the concerned context rather than a predetermined text (the score, for instance) to support the realization, will favour the emergence of the “auralité” / “aurality” (auris > ear) in the theoretical thought on musical practice. Thus, in 1992, Xavier Darasse, the then CNSMDP director, asks him to prolong this approach at the Conservatoire: Alain Savouret teaches in the “Improvisation Générative” class that he created then and will be in charge of till 2007.

As a composer: more than 50 concert works (instrumental, electroacoustic or mixed musics), a chamber opera, educational pieces, drama scores, “loudspeaking” sketches and experimental picture / surround sound compositions.

Some pivotal works (electroacoustic or instrumental): “L’arbre etc…”, “Sonate Baroque”, “Cahier d’Enluminures”, “Chant Triglotte”, “La complainte du Bossué”, “Don Quichotte Corporation”, “Triodie haut-parlante”…

Grand Prix des Compositeurs de la SACEM in 1982. Member of the “Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges.”

 

Alain SAVOURET (France)

Né le 24 janvier 1942. Double formation :”classique” au CNSMDP (élève d’Elsa Barraine, d’Olivier Messiaen, de Marcel Beaufils…) et “expérimentale” au Service de la Recherche de l’ORTF dirigé par Pierre Schaeffer.

Il en découle une démarche fondamentalement transversale passant, selon l’époque et les lieux institutionnels traversés, par la composition électroacoustique ou instrumentale, la direction d’orchestre, l’improvisation non-idiomatique, par de nombreuses communications écrites ou orales ainsi que, comme une sorte de synthèse appliquée, la “maîtrise d’œuvre”.

La “maîtrise d’œuvre” est une action circonstanciée de création, sur un long terme, en relation avec des “sociétés humaines” spécifiques, leurs usages (sociaux, musicaux…), leur environnement, leur patrimoine. Quelques exemples de ces Commandes-missions de l’Etat : “Roi Artus” dans le département des Landes (1987), “Célébration Orphéonique” dans le département de Seine et Marne (1989), “Fort-Nieulay” avec la ville de Calais (1991), “Veillée composée” dans la région Auvergne (1992). Cette démarche inventive, appuyant la réalisation sur le contexte concerné plutôt que sur un texte prédéterminé (la partition par exemple), favorisera l’émergence de “l’auralité” dans sa réflexion théorique sur la pratique musicale. Ainsi, en 1992, Xavier Darasse alors directeur du CNSMD de Paris, lui demande de prolonger cette démarche dans l’établissement, démarche qui prendra vite la forme d’une classe intitulée “Improvisation Générative” qu’il tiendra jusqu’en 2007.

En tant que compositeur : plus de cinquante oeuvres pour le concert (instrumentales, électroacoustiques ou mixtes), un opéra de chambre, des pièces pédagogiques, des réalisations pour la scène, des saynettes haut-parlantes et des compositions expérimentales image/son “multicanal”.

Quelques œuvres essentielles (électroacoustiques ou instrumentales) : “L’arbre etc…”, “Sonate Baroque”, “Cahier d’Enluminures”, “Chant Triglotte”, “La complainte du Bossué”, “Don Quichotte Corporation”, “Triodie haut-parlante”…

Grand Prix des compositeurs de la SACEM en 1982 – Membre de l’Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges.

 

Alain SAVOURET : Refus d’été (Summer solstice in the “Seasons”, 2002)

Some thirty years later, here then is the “condensed” echo, in one full sweep, of the “summer solstice” I realized for the “Seasons” suite. I’ve attempted to rediscover the spirit of the three movements that make up “Sol Triste”, their ways of being, of functioning, all while not preventing any of the distortions that the sound material I was using in 2002 may have created. Therefore, it may be useful to re-read the original, very “post-68 springtime” program note, all while respecting an inversion in the order of the movements.

The 1st section comprises the opposite of the 2nd movement of “Sol Triste” (“Graphs”): it is no longer a question of the “thin an d thick strokes” of fountain pens, but rather of the oblate imperatives of homogeneous or mechanical materials. Over thirty years, automation has taken hold…

The 2nd section was inspired by “The seed, the earth and frogs”, the eternal conflict of the visible, vivacious light and, from below, that which is opaque, dark, engulfing.

The last section throws breathing into play, organic, the rhythmical near-speech that proclaims a possible language, an expression being born, all while refusing to be “like before”, the refusal of what “had been” (NB: “été” in French, as a noun, is summer; as a verb, it is the past participle of the verb “to be”)…

 

This work was commissioned by the IMEB and realized in their studios in 2001/2002.

 

Alain SAVOURET : Refus d’été (Solstice d’été des Saisons, 2002)

Trente années plus tard, c’est donc l’écho “condensé” et d’un seul tenant du “solstice d’été” qui m’avait été confié dans la suite “Les Saisons”. J’ai tenté de retrouver l’esprit des trois mouvements qui constituaient “Sol triste”, leurs façons d’être, de fonctionner, mais sans m’interdire les distortions qu’entraînent les matériaux sonores que je “fréquente” en 2002. Il faut donc relire la notice originale d’alors, très “printemps post-68”, en tenant compte d’une inversion dans l’ordre des mouvements.

La première section prend le contre-pied du 2ème mouvement (“Graphes”) de “Sol Triste” : ce ne sont plus “des pleins et des déliés” de plume de sergent-major mais des à-plats impératifs de matières homogènes ou mécaniques; en trente ans l’automatisme a pris du poil de la bête…

La deuxième section s’inspire de “La graine, la terre et les crapauds”, éternel conflit entre l’émergeant, le vivace lumineux et, en dessous, l’opaque, le sombre, l’engluant.

La dernière section remet en jeu le souffle, l’organique, la presque parole rythmicisée annonciatrice d’un langage possible, d’une expression en train de naître, mais dans le refus d’être “comme avant”, le “refus” de ce qui a “été”…

Commande de l’IMEB réalisée dans ses studios en 2001/2002.

 

 

 

 

 

Jean-Pierre  TOULIER

Né en 1939 à Roubaix (France) Jean-Pierre TOULIER fait ses études musicales classiques au conservatoire municipal. Puis il travaille en 1959 au Groupe de Recherches Musicales de la RTF à Paris. S’instaure alors un long silence musical… jusqu’à la veille de sa retraite professionnelle. Il décide alors de se consacrer entièrement à la composition pour réaliser enfin son rêve de jeunesse. L’institut Charles Cros puis le Centre de Création Musicale Iannis Xénakis (CCMIX) lui donnent l’occasion de numériser sa phonothèque  et de mettre à jour ses connaissances musicales.

Compositeur de musique acousmatique il écrit aussi volontiers pour instruments ou voix.

 

Jean-Pierre TOULIER : Etude n° 8   op.7b   2003, remixage en 2008 – inédit

Durée  7’29”

 

Le caractère toujours un peu scolaire – voir austère –  de ce genre de pièce (étude) provient sans doute du choix du matériau sonore un peu ingrat mais aussi des contraintes formelles que se donne le compositeur. Il y a pourtant beaucoup de poésie alliée à la rigueur formelle.

 

Jean-Pierre  TOULIER : Stridulations et Simulacres op.25  (2008)

Durée de l’extrait : 7’19”

 

Pièce pour 4 orthoptères, 2 coléoptères, 1 lépidoptère, 1 diptère, 1 hyménoptère et 3 insectes imaginaires.

 

A de rares exceptions, il nous est impossible d’entendre le chant des insectes parce que les stridulations se situent à l’extrême limite de notre capacité auditive. Il fallait ralentir les enregistrements de 2 à 10 fois pour les rendre audibles et du même coup étranges ! J’ai réalisé quelques simulacres de chants d’insectes imaginaires. Et puisque les insectes ont 3 paires de pattes, j’ai pensé utiliser les nombres 2, 3, 6 dans la construction de cette pièce.

 

 

 

 

 

Nicolas VERIN

Passionné par le geste musical et par la vie des sons, Nicolas Vérin explore d’une façon singulière sa fascination pour le temps et sa complexité. Puisant dans un large champ ouvert une pluralité de langages, une synthèse au-delà des dogmes et des modes, il y nourrit son inspiration.

Nicolas Vérin a obtenu des commandes de l’État, de Radio-France, de l’INA-GRM et de plusieurs festivals. Il a été compositeur en résidence en région Midi-Pyrénées et lauréat de la Villa Médicis hors les murs. Professeur de composition et d’électroacoustique au Conservatoire d’Evry, il pratique l’improvisation notamment au sein du trio Daroux-Sclavis-Vérin.

 

 

 

Nicolas VERIN : Samoûm

Samoûm est le nom arabe du Simoun, ce vent du Sahara qui charrie le sable très très loin et se déchaîne parfois en de furieuses tempêtes.

Il va nous apporter des effluves et nous entraîner dans un voyage qui nous fera rencontrer des mondes évoquant parfois la nature, parfois des cultures ;  des langages, connus ou non , des paysages, inattendus ou abstraits, aux climats variés, réminiscences ou projections imaginaires, des personnages…

Laissez vouz porter par ce tapis volant un peu fou…

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe AUCLAIR (France)

Born in 1952 in Culan (France, Cher). After beginning studies in science and music, he turned to literature. He is an instrumentalist (transverse flute), and he studied flute, percussions and piano while he attended the classes of harmony and counterpoint, analysis, orchestral and choral conducting at the Concervatoire d’Issy-les-Moulineaux and at the Cesar Frank school (Paris). Then, thanks to the GMEB, he specialized in experimental music in 1985 and graduated in 1994 in electroacoustic composition, computer music and mixed music at the Ecole Nationale de Musique et de Danse de Bourges (Gold Medallist in the electroacoustic class by Professor R. Cochini).

He has practised composition and teaching technique within the framework of musical and literary instruction: workshop for musical composition (ATEL 4M) for the Department of Education and Science. He created also some fine arts works (sculptures, outside installations…).

He got commissions for stage (“Le Renard du Nord”, “Jeanne Duval”…), dance (“Spirale”, “Diabolus in Campanile”…), and for mixed music compositions (series of the 4 “Canto de l’Oustal” for flute, sax, clarinet and tape), pieces for instruments and voices such as flutes quartet, chamber music… oratorios for soloist choral and orchestra (“Légende de Saint Genes”, “L’Exilée de Babylone”, “Canzon de Santa Fe”) including electroacoustic music; “KAZALBA” triptych for soloist voice and orchestra (creation May 2001); and lastly concert pieces: “Rumeur dans les combrailles” for alto sax and fixed sounds (creation May 2000), “Kaars Lichjes in Limburg” for 12 saxophones and fixed sounds (commissioned by the Conservatoire d’Issoudun).

1st Prize of the 2nd Puy at the 1995 Bourges Competition, in the category “Music for danse”, with “Spirale”; 2001 “Athanor” Prize (composition and direction) / 2002 (Cultural Merit).

Some of his compositions are published in the collection “Chrysopée Electronique / International Compendium – BOURGES – I.M.E.B.”. His works have been presented in concerts during the Bourges Synthese Festivals for many years.

Philippe Auclair produces the radio program “Musique & Synthèse” every week since 1985.

 

Philippe AUCLAIR (France)

Né en 1952 à Culan (Cher, France). Après des études scientifiques et musicales, il se tourne vers des études de lettres classiques. Il suit des études de flûte traversière, percussions et piano, parallèlement aux classes d’écriture (Harmonie, Contrepoint), d’analyse, d’orchestration, et de direction d’Orchestre et de Chœurs au Conservatoire d’Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, puis à l’école César Frank, à Paris. C’est en 1985 qu’il s’oriente vers les musiques dites expérimentales grâce au G.M.E.B, pour obtenir le D.E.M. de Composition électroacoustique, de musique assistée par ordinateur, et de Musique Mixte à l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de Bourges en 1994 (Médaille d’or de la classe d’électroacoustique de Roger COCHINI).

Il mène des travaux de composition et de pédagogie dans le cadre de l’enseignement de la musique et des lettres : atelier de création musicale en collège (ATEL 4M) pour l’Education Nationale. Il crée également des installations plastiques (sculptures/extérieurs etc.).

Il reçoit des commandes de musiques pour le théâtre (“Le Renard du Nord”, “Jeanne Duval”…), la danse (“Spirale”, “Diabolus in Campanile”…) mais aussi pour des pièces de musiques mixtes (série des 4 “Canto de l’Oustal” pour flûte, saxo, clarinette et bande), des œuvres instrumentales et vocales telles que Quatuor de Flûtes, musique de chambre… oratorios pour choeur soliste et orchestre (“Légende de Saint Genes”, “l’Exilée de Babylone”, pour soli, chœurs, orchestre et électroacoustique, “Canzon de Santa Fe”…) incluant la musique électroacoustique ; le triptyque “KAZALBA” pour voix soliste et orchestre (création Mai 2001) ; et enfin des pièces de concert : “Rumeur dans les combrailles” pour saxo alto et sons fixés (Création Mai 2000), “Kaars Lichtjes in Limburg” pour 12 saxophones et sons fixés (commande du Conservatoire d’Issoudun).

1er Prix du 2è Puy au Concours de Bourges 1995, catégorie « Musique pour la danse » avec “Spirale” ; Prix “Athanor” 2001 (composition et direction) / 2002 (Mérite Culturel).

Certaines de ses musiques sont éditées dans la collection « Chrysopée Electronique / Compendium international – BOURGES – I.M.E.B. ». Ses œuvres sont diffusées en concerts lors des Festivals «Synthèse» de Bourges depuis de nombreuses années.

Philippe Auclair est réalisateur d’une émission radiophonique hebdomadaire « Musique & Synthèse » depuis 1985.

 

Philippe AUCLAIR : Le creux de l’Enfer d’après  Frédéric Bouglé

(avril/mai 2006)

Musique réalisée dans le studio personnel C.A.S.A.L.T.A. et dans les studios de l’I.M.E.B.

 

Pièce électroacoustique en forme de prélude à une pièce mixte pour Trombone basse et sons fixés : « La Bête du Gévaudan ». L’une et l’autre nous plongent dans l’univers magique, mais aussi parfois terrifiant, de l’Auvergne ancestrale. Si en philosophie, c’est dans le miroir de la mort que la vie prend tout son sens, l’existence du Creux de l’enfer commencerait avec la disparition tragique de Saint Genès souvent associé à l’eau. (St. Genès ou Genest, un adolescent venu d’orient -de Mycènes en Grèce-  aurait, selon Grégoire de Tours, été supplicié, puis décapité sur le rocher du Creux de l’Enfer, à Thiers. ). Le rocher proéminent existe vraiment, de même que la première fabrique (coutellerie) recensée venue s’installer à son pied dans la seconde moitié du XVème siècle. C’est ce rocher noir et ithyphallique, le « Roc de la fadas » ou « Rocher des fées », avec à son pied une chute d’eau, qui attirèrent l’attention des riverains dans un site aussi austère. C’est aussi en hommage aux fées revêches et bienfaisantes hantant la crypte sous la cascade que le site fut baptisé en son entier « Le Gour de la fadas » ou « Creux des fées », et cela à une époque où le bas et le haut, le mal et le bien, le profane et le sacré n’étaient pas connotés par avance. Dans le roman de Georges Sand, La ville noire (1960, 25 ans avant Germinal d’Emile Zola), le site se fait encore appeler « Le val d’enfer », « Le trou-d’enfer », « Le Saint-enfer », « Le passage des fées », et se voit même nommé « Au bord du saut d’enfer ». L’usine du Creux de l’enfer brûlera plusieurs fois, et toujours à la nuit tombée, comme pour mieux fixer l’imagination populaire dans l’odeur du soufre ! Des artisans pauvres intègrent ces usines et découvrent alors un univers infernal qu’ils ne soupçonnaient pas, cloîtrés entre les fours incandescents, des découpoirs mécaniques, des marteaux pilons etc….  Bruit fracassant, membres happés par les courroies, mains coupées par les machines, corps broyés par l’éclatement des meules, fatigue pour ces hommes, femmes et enfants qui s’activent dans des bâtisses devenues effrayantes où même le diable ne voudrait pas habiter ! La musique est une lente progression : de l’élément liquide (les flots de la Durolle) à la masse mécanique brûlante et écrasante qui engloutit l’homme. C’est l’Auvergne mystérieuse aux couleurs sombres, au basalte noir,à la nuit profonde, qui sera aussi le théâtre de « La Bête du Gévaudan ».

 

 

Philippe AUCLAIR : Spirale (1991 – 1992 ) – 5’37

Originally, this piece was the third of three movements of the electroacoustic Suite “across the Cevennes”. Before being isolated as “Spiral”, its title was “The Spiral Of Montpezat” (Montpezat being a mythical spiral tunnel beneath the Cevenne mountains).

As “Spiral”, it is meant for a lone female dancer and lightshow. The dancer uses mime and pantomime. The stage is rendered bare, and encircled by loudspeakers. Originally, the piece formed part of a drama, in which one of the characters is split in two. The female dancer is meant to bring about a return to the place where the actor underwent metamorphosis.

This work was realized in the GMEB Studios in 1992.

 

Philippe AUCLAIR  : Spirale (1991-1992) – 5’37

A l’origine, un des mouvements (le troisième) de la suite électroacoustique ” Suite transcévenole “. Ce mouvement intitulé ” La Spirale de Montpezat ” (tunnel mythique en spirale des Cévennes) fut isolé pour devenir ” Spirale ” destinée à une seule danseuse et des jeux de lumière.

Mime et pantomime de la danseuse. Dénuement de l’espace scénique entouré d’une manière circulaire par des haut-parleurs. A l’origine, cette pièce est un intermède dans une réalisation dramatique (dédoublement de la personnalité d’un des personnages). La danseuse opère un retour sur le lieu de la métamorphose de l’acteur.

Œuvre réalisée dans les studios du GMEB en 1992.

 

 

 

 

 

 

Pierre BOESWILLWALD (France)

Born in 1934. Boeswillwald took an eclectic training for engineering (electronics, sound recording), fine arts (decorative arts) and theatre (mime with E. Decroux Technique, and antique theatre at the Sorbonne). In 1953, he discovered the studio of the Maison des Lettres de la Sorbonne, founded by Roland Barthes, and from that point embarked on sound creation. He frequented regularly the “Club d’essai” of the ORTF where he met P. Schaeffer in 1955. As he was convinced that the electroacoustic means would become important in shows, he chose then the theatre as area conducive to his experiences. He participated with Wolfram Mehring in the foundation of the Mandragore Theatre in 1956, then collaborated with many stage directors (Gillibert, Serreau, Blain, Sorano, Lavelli, Bataille, Maréchal, Joxe, Dubillard…) and made numerous electroacoustic plays (sound dramatization).

In 1968 – 1970, he took fundamental music classes with P. Schaeffer at the CNSM of Paris (he worked in the Research Service of the ORTF / GRM) and dedicated himself more precisely to electroacoustic music. He practised electroacoustic improvisation in the framework of the Direct Expression Groups of Châteauvallon and Opus N with Christian Clozier, Alain Savouret and Jacques Lejeune. Since 1972, he collaborates with the IMEB as a composer researcher: musical composition and researches in the framework of the Atelier de Recherches Technologiques Appliqué au Musical. As a composer or performer, he takes part in many musical events in France and abroad. From 1982 to 2002, he was electroacoustic music professor at the Conservatoire National de Région d’Amiens.

Founder member of International Confederation of Electroacoustic Music, he is President of the ICEM French federation, the RPEME. He is member of the International Academy of Electroacoustic Music of Bourges and co-founder with Éric Mulard of the Studio Delta P in La Rochelle.

 

Main works:

“La promenade du Dimanche” (1968) ; “Là où les Roses sont froissées” (1971) ; “Toccatanne n°1” (Toccata for synthesizer and electroacoustic studio, 1973) ; “Toccatanne n°2 : Qui est là ?” (1974) ; “Toccatanne n°3 : Ouverture vers une Fête” (1975) ; “Homo dixit soliloque… te” (electroacoustic music and Provençal actor, 1977) ; “La Chèvre de monsieur Seguin” (1978) ; “Toccatanne n°5 : Je vais vous dire” (1978) ; “Suite Charybde” (1979) ; “Les Cercles Hermétiques” (1980) ; “Sur les Chemins de Venise” (1983) ; “Le Livre des morts ordinaires” : part 1, “L’instant d’après” (1987) and part 2, “La belle vie… quelle angoisse !” (1988/90) ; “Pathos ad libitum” (1993) ; “Les Tympanes syncopées” (for hurdy-gurdy and tape, 1994) ; “Comme un léger glissement” (1995) ; “Les Tribulations d’une idée fixe” (1997) ; “Ha ! J’ouis” (1998) ; “Au fond la mer est belle” (1999) ; “Le piano joue ; la caravane passe” (2000) ; “Le Crépuscule des Sphères” (2001) ; “De l’abus de la juste mesure” (2002) ; “The right sound in the right silence” (2003)

 

Main musical shows (“Sound Theatre”):

“Pour Artaud” (1968) ; “Soliloque Suédois” (1971) ; “Seul en soi” (1983), “Seul en soi II” and “Seul en soi III” (electroacoustic musical theatre, 1986) ; “La Vie des Saints aux Bars des Hôtels” (about Cendrars, 1987) ; “Tous les sons sont des merveilles” (musical show with video, 2007)

 

Pierre BOESWILLWALD (France)

Né en 1934. Il suit une formation éclectique d’ingénieur (électronique, prise de son), d’arts plastiques (arts décoratifs) et théâtrale (mime, Technique E. Decroux, théâtre antique de la Sorbonne). En 1953, il découvre le studio de la Maison des Lettres de la Sorbonne, fondé par Roland Barthes et s’engage définitivement dans la création sonore. Il fréquente le club d’essai de la radio (R.T.F.) où il rencontre P. Schaeffer en 1955. Convaincu alors de l’importance que prendraient les moyens électroacoustiques dans le spectacle, c’est donc au théâtre qu’il trouve d’abord le terrain de ses expériences. Il participe avec Wolfram Mehring à la création du Théâtre de la Mandragore en 1956 puis collabore avec de nombreux metteurs en scène (Gillibert, Serreau, Blain, Sorano, Lavelli, Bataille, Maréchal, Joxe, Dubillard…) et signe de nombreux spectacles électroacoustiques (théâtralisation du sonore).

En 1968 – 1970, il suit la classe de musique fondamentale de P. Schaeffer au CNSM de Paris (travail au Service de la Recherche de l’ORTF / GRM) et se consacre plus précisément à cet « art à entendre du XXème siècle », la musique électroacoustique. Il a pratiqué l’improvisation électroacoustique dans le cadre des Groupes d’Expression Directe de Châteauvallon et d’Opus N avec Christian Clozier, Alain Savouret et Jacques Lejeune. Depuis 1972, il est collaborateur de l’IMEB comme compositeur chercheur : création musicale et travaux de recherche dans le cadre de l’Atelier de Recherches Technologiques Appliqué au musical. Il participe, comme compositeur ou interprète, à de nombreuses manifestations musicales en France et à l’étranger. De 1982 à 2002, il est professeur de composition et de musique électroacoustique au Conservatoire National de Région d’Amiens.

Membre fondateur de la Confédération Internationale de Musique Electroacoustique, il est Président de la fédération française de la CIME, la RPEME (Réunion pour la Promotion et l’Enseignement des Musiques Electroacoustiques). Membre de l’Académie Internationale de Musique Électroacoustique de Bourges. Cofondateur avec Éric Mulard du Studio Delta P à La Rochelle.

 

Œuvres principales :

“La promenade du Dimanche” (1968) ; “Là où les Roses sont froissées” (1971) ; “Toccatanne n°1” (Toccata pour synthétiseur et studio électroacoustique, 1973) ; “Toccatanne n°2 : Qui est là ?” (1974) ; “Toccatanne n°3 : Ouverture vers une Fête” (1975) ; “Homo dixit soliloque… te” (musique électroacoustique et interprète provençal, 1977) ; “La Chèvre de monsieur Seguin” (1978) ; “Toccatanne n°5 : Je vais vous dire” (1978) ; “Suite Charybde” (1979) ; “Les Cercles Hermétiques” (1980) ; “Sur les Chemins de Venise” (1983) ; “Le Livre des morts ordinaires” : volet 1, “L’instant d’après” (1987) et volet 2, “La belle vie… quelle angoisse !” (1988/90) ; “Pathos ad libitum” (1993) ; “Les Tympanes syncopées” (pour vielle et bande, 1994) ; “Comme un léger glissement” (1995) ; “Les Tribulations d’une idée fixe” (1997) ; “Ha ! J’ouïs” (1998) ; “Au fond la mer est belle” (1999) ; “Le piano joue ; la caravane passe” (2000) ; “Le Crépuscule des Sphères” (2001) ; “De l’abus de la juste mesure” (2002) ; “The right sound in the right silence” (2003)

 

Principaux spectacles musicaux (« Théâtralisation du sonore ») :

“Pour Artaud” (1968) ; “Soliloque Suédois” (1971) ; “Seul en soi” (1983), “Seul en soi II” et “Seul en soi III” (théâtre musical électroacoustique, 1986) ; “La Vie des Saints aux Bars des Hôtels” (sur Cendrars, 1987) ; “Tous les sons sont des merveilles” (spectacle musical avec vidéo, 2007)

 

Pierre BOESWILLWALD : La promenade du dimanche (1968)

Première rencontre avec le langage électroacoustique le plus large possible. La forme, la géométrie des sons s’effacent au profit de l’émotion, des images et des climats.

Le dimanche, jour de repos où l’on ne fait rien que le simulacre de ce que l’on voudrait faire !

 

 

 

 

 

Serge BOUC

Né le 15 mai 1955 à Vienne (France).

 

1974-1979 :Etudes de mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure (rue

d’Ulm, Paris).

1977 :Agrégation de mathématiques.

1979 :Thèse de mathématiques.

1996 :Habilitation à diriger des recherches (HDR).

1979-2005 :Chargé de Recherche au CNRS, Université Paris 7 – Paris

2005-2010 :Directeur de Recherche au CNRS, au LAMFA (UMR 6140) – Amiens.

1992-1996 :Etudiant du département de Musique Electroacoustique du CNR

d’Amiens.

1996 :Prix de composition de la SACEM.

J’ai participé aux expériences “Octophonie” et “Camera Acustica”, au

Studio Delta P de La Rochelle.

 

Compositions :

– “Le malentendu inoui”, étude octophonique (1994).

– “Chevaliers de la Table d’Onde (1996).

– “Transe atlantique”, météophonie (1997).

– “La danse des algues au rythme de la mer” (1998).

– “Vocalises” (1999).

– “Actualitanie” (2000).

– “Lost in e-motion” (2006).

 

 

Serge BOUC : Chevaliers de la Table d’Onde

Variations conflictuelles sur les diverses notions d’onde, de flot, de conflit.

 

Serge BOUC : Lost in e-motion

Un voyage sonore onirique d’Amiens à Tokyo. Transport, mouvement, émotion…

 

 

 

 

 

 

Christian CLOZIER (France)Born in 1945 in Compiègne  (France)

Director of the Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges/IMEB founded in 1970.

Artistic manager of  “Synthèse”, Festival International des Musiques et Créations Electroniques de Bourges,

Artistic manager of the Concours International de Musique et d’Art Sonore Electroacoustiques de Bourges.

Président of the Mnémothèque Internationale des Sciences et Arts en Musique Electroacoustique/

MISAME.

Honorary President of the International Confederation of Electroacoustic Music (ICEM) which is an International Member Organisation of the International Council of Music (ICM/UNESCO)

He founded the Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges

 

Doctor Honoris Causa of the Cordoba National University (Argentina) in 2007

 

Has conceived différent devices, musical instruments and instrumentarium for :

–  pedagogy : the Cybersongosse (since 1972)

–  spatialization-interpretation : the Cybernéphone (since 1973)

–  composition : IMEB studio Charybde (since 1971)

 

Numerous papers and texts on  musical aesthetics and history

 

As composer, his works have been played and broadcasted everywhere in the world. Some are recorded by Chant du Monde and Mnémosyne Musique Média publishers.

 

Christian CLOZIER (France)

Né le 25 août 1945 à Compiègne.

Directeur de l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges/IMEB fondé en 1970.

Directeur artistique du Festival International des musiques et créations électroniques de Bourges, “Synthèse”.

Directeur artistique du Concours International de musique et d’art sonore électroacoustiques de Bourges.

Fondateur et président de la CIME de 1981 à 1994, il en est aujourd’hui le Président d’honneur.

Président de la Mnémothèque internationale des sciences et arts en musique Electroacoustique/MISAME

Initiateur de l’Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges

Docteur Honoris Causa de l’Université de Cordoba (Argentine)

 

Concepteur de différents dispositifs, instruments et instrumentarium musicaux :

– en pédagogie : Cybersongosse

– en diffusion-interprétation : le Cybernéphone

– en création : le studio Charybde de l’IMEB et le Cyberstudio

 

Nombreux articles théoriques et historiques.

Compositeur, ses œuvres ont été jouées et radiodiffusées partout dans le monde.

Œuvres dont certaines sont éditées par Chant du Monde et Mnémosyne Musique Média.

 

 

Christian CLOZIER : Clarissophone (2001)

“Some of the voices

Always angelica

-It is about me-

Sharply replies”

Translated from the poem by A. Rimbaud.

 

This piece is the third of a series that explores the notion of multi-spaces (and not of multi-tracks). That is: for a music in two tracks, called stereo, the final mixing often combines alchemically, in two tracks, eight simultaneous lines distributed in four stereo lines – spaces.

 

“The past astounds the present

The sum astounds its part

The river amazes the source”

Translated from the poem of P. Valéry

 

These two tracks constitute a single general space made of each single space of the participating lines. These two lines, synthesis of all the others, are symmetrically diffused (left-right) on all couples of loudspeakers arranged in the concert hall.

 

For an eight tracks music, two devices are most often used:

– either there are eight monophonic lines, each one projected on a loudspeaker, thus a very punctual and direct projection

– or there are four stereo lines diffused by four couples of loudspeakers.

Most of the time in both cases, eight loudspeakers surround the public.

 

With the Cybernephone, instrument of diffusion-interpretation developed at IMEB, it is no more a couple of stereos that create the space; they are the stereo networks (from six to twelve loudspeakers) that each configure their own type of space. These (six) networks allow the performer to play complementary oppositions, solo and tutti, and to build worlds of sonic multi-timbres, multi-times and multi-spaces. (See the book Academy III or the IMEB server)

 

The first piece of this set of three is called “Demotic” (1997). It plays on a diffusion of autonomous parts (concrete, electroacoustic, factual music), of independent speeches coexisting in an architecture of spaces occasionally paradoxical.

The second piece is called “far off, the strike” (1999). It builds “experimental” spaces since, according to chronological connections and musical duration, becomes established there a series of sonic events, moved in time, according to the moments or the type of sound recording (near, far, before, after, yesterday, the day before yesterday…) The like always different.

The third piece is called “Clarissophone” (2001). It concerns the diffusion of four networks of solo parts such as the ones united, in a final mixing, to generate the space development; except that these parts are each already strongly endowed of timbre and space textures. In their masked individuality and features, the lines -parts, according to the networks, mingle and connect. Here time is that of recollection. In three interludes and three movements.

 

This piece is a gift to my daughter.

 

Comes a time for pain

Comes a time for kindness

Youth goodbye here is the time

When one will know the future

Without dying from its learning

Translated from the poem of G. Apollinaire

 

This piece was commissioned by the French Ministry of Culture and realized in the IMEB Studios, in Bourges, in 2001.

 

“The golden age was just a deferred crime”.

R. Char.

 

 

Christian CLOZIER : Clarissophone (2001)

 

“Quelqu’une des voix

Toujours angélique

-Il s’agit de moi-

Vertement s’explique”

A. Rimbaud.

 

Cette pièce est la troisième d’une série qui explore la notion de multi-espaces (et non de multipistes). C’est-à-dire : pour une musique à deux pistes, dite communément stéréo, le mixage final mêle alchimiquement, en deux pistes, bien souvent huit voies simultanées, réparties en quatre voies-espaces stéréo.

 

“Le passé étonne le présent

La somme étonne sa partie

Le fleuve émerveille la source”.

P. Valéry

 

Ces deux pistes constituent un seul espace général fait de chaque espace singulier des voies qui y participent. Ces deux voies, synthèse de toutes les autres, sont diffusées symétriquement (gauche-droite) sur tous les couples de haut-parleurs disposés dans la salle de concert.

 

Pour une musique à huit pistes, deux dispositifs sont le plus souvent utilisés :

– ou bien ce sont huit voies monophoniques projetées chacune sur un haut-parleur, donc une projection très ponctuelle et directe

– ou bien ce sont quatre voies stéréo diffusées par quatre couples de haut-parleurs.

Le plus généralement dans l’un et l’autre cas, les huit haut-parleurs entourent le public.

 

Avec le Cybernéphone, instrument de diffusion-interprétation développé à l’IMEB, ce ne sont plus des couples stéréo qui créent l’espace, ce sont des réseaux – stéréo (de six à douze haut-parleurs) qui configurent chacun leur type d’espace. Ces réseaux (six) permettent à l’interprète de jouer des oppositions complémentaires, solo et tutti, et de construire des mondes sonores multi-timbres, multi-temps et multi-espaces. (Voir le livre Académie III ou le serveur IMEB).

 

La première pièce de cette triade s’appelle «Démotique» (1997). Elle joue sur une diffusion de parties autonomes (musiques concrète. électroacoustique, évènementielle), de discours indépendants qui coexistent dans une architecture d’espaces épisodiquement paradoxaux.

La seconde pièce s’appelle «Au loin, la grève» (1999). Elle construit des espaces «expérimentaux» puisque s’y établissent selon des rapports de chronologie et de durée musicales des séries d’évènements sonores, décalés dans le temps, selon le moment et le type de la prise de sons (près, loin, avant, après, hier, avant-hier, …) Du semblable toujours différent.

La troisième pièce s’appelle «Clarissophone» (2001). Elle porte sur la diffusion pour quatre réseaux de parties solo, telles celles qui concourent dans un mixage final à générer la mise en espace, sauf que ces parties sont déjà fortement dotées chacune de textures de timbre et d’espace. Dans leur individualité et fonctionnalité masquées, les parties-voies, selon les réseaux, se mêlent et se répondent. Le temps y est celui du souvenir. En trois interludes et trois mouvements.

 

Cette pièce est offerte à ma fille.

 

“Il vient un temps pour la souffrance

Il vient un temps pour la bonté

Jeunesse adieu voici le temps

Où l’on connaîtra l’avenir

Sans mourir de sa connaissance”.

G. Apollinaire

 

Cette musique est une Commande de l’Etat Français, réalisée dans les studios de l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges, en 2001.

 

“L’âge d’or n’était qu’un crime différé”.

R. Char.

 

 

 

 

 

Michel   KARSKY

Michel Karsky s’est intéressé dés 1955 à l’électroacoustique, tout en utilisant essentiellement dans sa musique des sons instrumentaux et vocaux. Son instrument de prédilection est la voix parlée, au point qu’un critique musical russe a récemment intitulé un article : « La Musique parlée de Michel Karsky ». Cette attirance vers le texte parlé s’applique à toutes les langues, à tous les dialectes, tous beaux lorsqu’ils sont destinés à aimer, à se comprendre, malheureusement à se haïr aussi.

Michel Karsky s’est tenu relativement à l’écart des différentes écoles de musique d’avant-garde et il n’est pas facile de lui coller une quelconque étiquette stylistique. Tout au plus peut-on ressentir dans sa musique, un expressionnisme lyrique, une certaine violence, une agressivité même qui n’excluent pas une recherche de construction formelle.

 

Michel   KARSKY :La Chanson de Roland (2006-2007)

Durée: 15′ 05″ – stéréo 2 pistes

 

Parties 1, 2 et 3

La Chanson de Roland est le premier poème épique écrit au XIè  siècle dans la langue qui deviendra le français. Le poème, auquel j’ai adjoint des mots ou des phrases dans de nombreuses langues (français de l’époque, ouzbek, deux langues africaines, l’araméen, le créole, le russe, le chinois, l’occitan, l’arménien, l’italien, etc.) décrit, de façon à la fois imagée et fictive, une bataille au cours de laquelle fut anéantie l’arrière garde de l’armée de l’Empereur Charlemagne, arrière-garde placée sous les ordres de Roland, neveu de Charlemagne, et de son compagnon Olivier.

 

 

 

 

 

 

Patrick LENFANT (Paris 1945)

Sa rencontre avec l’univers musical électroacoustique et plus particulièrement « mixte » fut déterminante pour ses orientations ultérieures. Tout en menant une activité d’organiste il entreprit une formation approfondie des techniques électroacoustiques.

Collaborations avec les compositeurs:  I Xénakis,  J Cage,  L Nono,  L Berio,  H Pousseur,    T Murail, M Lévinas,  FB Mâche,  T Kessler….. pour la réalisation de leurs œuvres en concert leurs œuvres en concert.

Compositeur associé au Centre de Recherches Musicales de Wallonie.

Professeur titulaire de la Classe de Composition électroacoustique et d’informatique musicale au Conservatoire Royal de musique de Liège, jusqu’en 2005.

 

Patrick LENFANT : KHEM

Durée : 13’00”

Suite  alchimique

Commande de L’IMEB, réalisée dans ses studios en Octobre/ Novembre 2006

 

Y-a-t-il  meilleurs lieux que Bourges et un studio électroacoustique pour évoquer l’Alchimie ?

Deux monuments de Bourges  sont de véritables livres ouverts de l’alchimie : l’Hôtel Lallemant et le Palais Jacques Cœur.

Les opérations électroacoustiques sont de nature alchimique, n’opèrent-elles pas une transmutation du matériau sonore ?

 

L’alchimie, dénommée aussi «Grand Œuvre»  proviendrait du mot arabe « Al-kïmyâ » dérivé de l’égyptien « Khem », le pays noir, nom qui désignait le bas delta du Nil.

 

Khem  évoque les étapes successives de la transmutation du métal vil en or, mais ce parcours est plus inspiré  par la connaissance que par l’avidité.

L’alchimiste ne sort pas indemne de cette expérience, lui-même subit une transmutation intellectuelle et psychique.

 

Purification de la matière et de l’esprit, le feu en est le moyen essentiel et le symbole majeur, c’est pourquoi  Khem est une œuvre palimpseste qui se développe sur une autre de mes pièces qui affleure par moment : «  Archée » le feu.

 

Evocation des sept états du matériau initial au cours du grand œuvre, successivement :

Le mercure/vif argent – le plomb – l’étain – l’argent – le cuivre – le fer et l’or final.

 

 

 

 

 

 

Alain LITHAUD

Alain Lithaud est initié à la musique par la pratique du violon. Très jeune, il “manipule” des sons enregistrés sur le magnétophone paternel. Depuis, il s’intéresse aux recherches dans le domaine du timbre et des nouvelles technologies de synthèse et d’analyse

informatique, en particulier au CEMAMu et à l’IRCAM.

 

De formation scientifique et littéraire, il commence très tôt à pratiquer les arts du cinéma (réalisation) et du théâtre : mise en scène, puis conception de mise en espace sonore après une collaboration avec Jean-Marie Villégier pour qui il écrit sa première musique de scène en 1974. Sa collaboration avec des metteurs en scène de théâtre, des chorégraphes, et des cinéastes lui donne une grande expérience de la dramaturgie musicale, de l’évolution temporelle d’une pièce.

 

Il enseigne pendant 25 ans le son et son écoute ainsi que l’écriture cinématographique, particulièrement à l’Institut Européen du Cinéma et de l’Audiovisuel à l’Université de Nancy II.

 

Il est également compositeur-expert sur l’usage de logiciels de traitement du son conçus à l’IRCAM comme “AudioSculpt”. Il a été “oreille” pour des films ayant eu recours à ces outils (comme “Vatel” de Roland Joffé, “Les amours d’Astrée et Céladon” d’Eric Rohmer…)

 

Pour Alain Lithaud, composer est un mode d’existence permanent. C’est une nécessité pour communiquer, nécessité aussi de créer, c’est-à-dire d’imaginer, d’inventer, de mettre en représentation :

“Composer… c’est se confronter avec la matière et la relier à un imaginaire. C’est imaginer entendre, extrapoler un son, une structure, c’est manipuler, façonner, sculpter, ordonner, “mettre en relation” des objets musicaux, sonores, objets éclectiques pour lesquels  il n’y a pas de bornes, pas de limites, si ce n’est celles qu’impose, à priori, l’œuvre elle-même.”  Alain Lithaud (dans “Ecritures”, Editions de l’Est, collection “Reflets et Racines” dirigée par Pascal Chipot)

 

 

 

Alain LITHAUD : Ephelonos

Durée : 5’55”

 

Création 10 juin 2007 au 37° Festival Synthèse de Bourges

“La mélancolie peut-elle guérir de la musique…”

Que, portés par la nappe diffuse des cordes entremêlées que précèdent ou interrompent les sanglots des percussions ou les plaintes d’une voix féminine, j’ai voulu que nous pénètre et  nous habite, au delà de l’écoute, la Mélancolie.

 

Alain LITHAUD : Nuit vernale

Durée : 6’06”

 

Création 2 juin 2002 au 32° Festival Synthèse de Bourges

Etude composée à partir de quelques prises de son de flûtes et de clarinettes, traitées essentiellement dans AudioSculpt et Diphone (Ircam).

 

 

Alain LITHAUD : Route de l’arène, bref ‘Opéra en trois scènes

Durée : 7’05”

Création le 21 novembre 2009 au XXXI° Festival International de Musique Contemporaine “Automne de Moscou”

 

Texte de Jacques JOUET et Olivier SALON involontairement interprété par Jacques Jouet, Oliver Salon et Hervé Le Tellier.

 

Le texte est extrait de la lecture publique donnée au Forum des Images à Paris le 13 novembre 2003.

La contrainte : traiter un extrait de 12 secondes d’un fait théâtral, ici, OuLiPien :

“J’ai aujourdhui prié Raymond de venir me rendre visite en ma demeure de Bourg-la-Reine.

Vous voulez dire sans doute Boulogne, Route de la Reine ?

Vous auriez du rectifier de vous même…  Pourquoi ai-je dit Bourg-la-Reine ?”

 

 

 

 

 

 

Eric MULARD (France)

Né en 1948  à Paris

 

– Etudes  universitaires : Institut de Musicologie de Paris – Sorbonne .

– Etudes musicales : 1er Prix du CNSM de Paris puis s’intéresse tout particulièrement aux  musiques  extra- europeennes et à l’ ethnomusicology

– Parallèlement, stages  en électroacoustique au  GRM  et  à  l’IMEB.

– Activités radiophoniques en France (ORTF et à France-Culture, Radio – France) et à   l’étranger.

– Professeur d’enseignement musical (ministère de l’éducation nationale).

– Actions pédagogiques auprès des Jeunesses Musicales de France.

– Chargé de mission par le Ministère  Français des  Affaires Etrangères  auprès de la Mission d’Action Culturelle à l’Ambassade de France à Beyrouth/Liban.

– Chargé de mission au Ministère de la Culture (Direction de la Musique).

– De 1974 à 1978, il dirige  « La Galerie Sonore » fondée par  Maurice Fleuret au Festival d’Automne à Paris.

– Intervenant (Festival de Royan, Festival d’Automne à Paris, Rencontres  Internationales d’Art Contemporain de la Rochelle, Festival Estival de  Paris…).

– En 1983, fonde, et anime depuis, avec la participation de Pierre Boeswillwald, le studio  Delta P à la Rochelle, France.

– Membre fondateur de la RPEME ( réunion pour la promotion et  l’enseignement de la musique électroacoustique ) des CIME / UNESCO .

 

Son travail compositionnel est essentiellement orienté vers une recherche expérimentale de l’art des sons enregistrés ou «Poésie haut-parlante» et des musiques  électroacoustiques.

 

Il travaille notamment dans les domaines, du théâtre, de la  muséographie sonore et de l’art radiophonique. Ses oeuvres de concert ont été jouées et diffusées  dans de nombreux pays.

Lauréat du concours international de Bourges IMEB, Prix de la création sonore à  Radio France

 

Discographie :   la Métamorphose d’un Départ, La Loupe D’Orme,

Le Santal Irisé, le Passage de L’Instant, Turbulence, Incantation, Louteou.

 

ERIC MULARD : Le Passage de l’Instant (novembre 1998)

Durée 13′ 55″

 

Tout se passe comme si  deux  ” personnages ” sonores menaient une quête pour trouver  chacun,  leur propre identité  .

Au départ , tout les oppose,  mais au fil de l’ écoute , –  par mimétisme mutuel – ? ,  l’on est face à une même  entité  et à  un même songe .

 

 

 

 

 

 

Frédéric NYST  (1939 Liège Belgique)

 

Lieux

 

CRMW (centre de recherche musicale de wallonie)

Responsable du stage de musique électronique

Réalisation de l émission radio (RTBF) sur la musique contemporaine

Pour le CRMW

 

CEMAMu (Centre d’Etude de Mathématique et Automatique Musicales)

Réalisation de plusieurs pièces sur l’ UPIC (Unité Polyagogique Informatique)

 

IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique)

Travail de recherche de génération de Timbres dirigé par le Compositeur

André Riotte

 

Université Paris 8

Programmation à des fins Musicale

 

Apprentissage

 

Henri Pousseur : composition Musicale

Iannis Xenakis composition Musicale

André Riotte Formalisation des structures Musicales

 

Documents

 

DOCUMENTA BELGICA (livres sur l’art contemporain)

Huit Compositeurs Belges

 

Le Nombre et les Eaux

Disque financé par la Galerie Maeght

Mise en partition musicale d’une encre du peintre Pablo Palazuelo

Composition sur l’UPIC

 

Frédéric NYST : BATEREYE (mot wallon évoquant une percussion)

Durée 6′ 22 ”

 

Mariage (Pacs, Compagnonage,…)

De Percussions audio et d’électronique

 

 

 

 

 

Martial ROBERT (2009)

Martial Robert, né en 1964, a effectué des études musicales complètes à partir de l’âge de six ans mais se destinait au départ à une formation en sciences exactes autour de la musique. Premier prix en composition au Conservatoire de Lyon, il est Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, Lettre et Arts, spécialité Musicologie et Communication. Il a écrit une série de livres sur Pierre Schaeffer et Ivo Malec (éd. L’Harmattan) et plusieurs essais sur les traités d’orchestration ainsi que des articles.

Martial Robert se préoccupe de communication : accès des signes au sens dans la musique, captation, interprétation culturelle, recherche d’un fonds commun, avec, bien évidemment  un souci interdisciplinaire. Il est aussi Directeur de Conservatoire.

Du côté de l’esthétique musicale, son travail compositionnel a soif de liberté et voudrait atteindre la naissance du phénomène musical…

 

Martial ROBERT : Traces (2009)

Le phénomène de la répétition est sans aucun doute à la source de tout langage musical et de toute compréhension de discours. Traces construit des repères pour cette naissance et opère un travail sur la mémoire de l’auditeur. Chaque objet sonore exposé est forcément, à un moment donné, répété, tel quel ou varié… Ils appartenaient peut-être déjà à l’auteur, car ils constituent des préoccupations et un des fonds de son langage…

 

Une version – Archi-Traces – propose d’aller encore plus loin en y associant parfois des images qui, par des objets lumineux, renforcent les sillons, les rayures, les traces…

 

 

 

 

 

Alain SAVOURET (France)

Born on 24 January 1942. Double musical studies : “classical” at the Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) with Elsa Barraine, Olivier Messiaen, Marcel Beaufils… and “experimental” at the Research Service of the ORTF with Pierre Schaeffer.

Then he has been composing continuously since 1969: works commissioned by the Ministry of Culture, the French national broadcasting (Radio-France), and by various art centres. Conductor and improvisator, he also works on image and sound compositions. He is commissioned since 1979 by public institutions to conceive large musical events including children, adults, amateurs and professional orchestras (for example: “L’ouïe-Spartacus”,”Roi Artus”,”Célébration Orphéonique 89″, etc…). It follows a career path that runs voluntarily and fundamentally across, according to times and institutional places, electroacoustic or instrumental composition, orchestra conducting, free music, many printed or spoken papers and, as a sort of applied synthesis, la “maîtrise d’œuvre” (the “work mastery”).

The “work mastery” is a detailed long term creating action, in connection with specific “human societies”, their social, musical… customs, their environment, their heritage. Some examples of these State commissions: “Roi Artus” in the Landes département (1987), “Célébration Orphéonique” in the Seine et Marne département (1989), “Fort-Nieulay” with the city of Calais (1991), “Veillée composée” in the Auvergne region (1992). This inventive approach, which uses the concerned context rather than a predetermined text (the score, for instance) to support the realization, will favour the emergence of the “auralité” / “aurality” (auris > ear) in the theoretical thought on musical practice. Thus, in 1992, Xavier Darasse, the then CNSMDP director, asks him to prolong this approach at the Conservatoire: Alain Savouret teaches in the “Improvisation Générative” class that he created then and will be in charge of till 2007.

As a composer: more than 50 concert works (instrumental, electroacoustic or mixed musics), a chamber opera, educational pieces, drama scores, “loudspeaking” sketches and experimental picture / surround sound compositions.

Some pivotal works (electroacoustic or instrumental): “L’arbre etc…”, “Sonate Baroque”, “Cahier d’Enluminures”, “Chant Triglotte”, “La complainte du Bossué”, “Don Quichotte Corporation”, “Triodie haut-parlante”…

Grand Prix des Compositeurs de la SACEM in 1982. Member of the “Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges.”

 

Alain SAVOURET (France)

Né le 24 janvier 1942. Double formation :”classique” au CNSMDP (élève d’Elsa Barraine, d’Olivier Messiaen, de Marcel Beaufils…) et “expérimentale” au Service de la Recherche de l’ORTF dirigé par Pierre Schaeffer.

Il en découle une démarche fondamentalement transversale passant, selon l’époque et les lieux institutionnels traversés, par la composition électroacoustique ou instrumentale, la direction d’orchestre, l’improvisation non-idiomatique, par de nombreuses communications écrites ou orales ainsi que, comme une sorte de synthèse appliquée, la “maîtrise d’œuvre”.

La “maîtrise d’œuvre” est une action circonstanciée de création, sur un long terme, en relation avec des “sociétés humaines” spécifiques, leurs usages (sociaux, musicaux…), leur environnement, leur patrimoine. Quelques exemples de ces Commandes-missions de l’Etat : “Roi Artus” dans le département des Landes (1987), “Célébration Orphéonique” dans le département de Seine et Marne (1989), “Fort-Nieulay” avec la ville de Calais (1991), “Veillée composée” dans la région Auvergne (1992). Cette démarche inventive, appuyant la réalisation sur le contexte concerné plutôt que sur un texte prédéterminé (la partition par exemple), favorisera l’émergence de “l’auralité” dans sa réflexion théorique sur la pratique musicale. Ainsi, en 1992, Xavier Darasse alors directeur du CNSMD de Paris, lui demande de prolonger cette démarche dans l’établissement, démarche qui prendra vite la forme d’une classe intitulée “Improvisation Générative” qu’il tiendra jusqu’en 2007.

En tant que compositeur : plus de cinquante oeuvres pour le concert (instrumentales, électroacoustiques ou mixtes), un opéra de chambre, des pièces pédagogiques, des réalisations pour la scène, des saynettes haut-parlantes et des compositions expérimentales image/son “multicanal”.

Quelques œuvres essentielles (électroacoustiques ou instrumentales) : “L’arbre etc…”, “Sonate Baroque”, “Cahier d’Enluminures”, “Chant Triglotte”, “La complainte du Bossué”, “Don Quichotte Corporation”, “Triodie haut-parlante”…

Grand Prix des compositeurs de la SACEM en 1982 – Membre de l’Académie Internationale de Musique Electroacoustique de Bourges.

 

Alain SAVOURET : Refus d’été (Summer solstice in the “Seasons”, 2002)

Some thirty years later, here then is the “condensed” echo, in one full sweep, of the “summer solstice” I realized for the “Seasons” suite. I’ve attempted to rediscover the spirit of the three movements that make up “Sol Triste”, their ways of being, of functioning, all while not preventing any of the distortions that the sound material I was using in 2002 may have created. Therefore, it may be useful to re-read the original, very “post-68 springtime” program note, all while respecting an inversion in the order of the movements.

The 1st section comprises the opposite of the 2nd movement of “Sol Triste” (“Graphs”): it is no longer a question of the “thin an d thick strokes” of fountain pens, but rather of the oblate imperatives of homogeneous or mechanical materials. Over thirty years, automation has taken hold…

The 2nd section was inspired by “The seed, the earth and frogs”, the eternal conflict of the visible, vivacious light and, from below, that which is opaque, dark, engulfing.

The last section throws breathing into play, organic, the rhythmical near-speech that proclaims a possible language, an expression being born, all while refusing to be “like before”, the refusal of what “had been” (NB: “été” in French, as a noun, is summer; as a verb, it is the past participle of the verb “to be”)…

 

This work was commissioned by the IMEB and realized in their studios in 2001/2002.

 

Alain SAVOURET : Refus d’été (Solstice d’été des Saisons, 2002)

Trente années plus tard, c’est donc l’écho “condensé” et d’un seul tenant du “solstice d’été” qui m’avait été confié dans la suite “Les Saisons”. J’ai tenté de retrouver l’esprit des trois mouvements qui constituaient “Sol triste”, leurs façons d’être, de fonctionner, mais sans m’interdire les distortions qu’entraînent les matériaux sonores que je “fréquente” en 2002. Il faut donc relire la notice originale d’alors, très “printemps post-68”, en tenant compte d’une inversion dans l’ordre des mouvements.

La première section prend le contre-pied du 2ème mouvement (“Graphes”) de “Sol Triste” : ce ne sont plus “des pleins et des déliés” de plume de sergent-major mais des à-plats impératifs de matières homogènes ou mécaniques; en trente ans l’automatisme a pris du poil de la bête…

La deuxième section s’inspire de “La graine, la terre et les crapauds”, éternel conflit entre l’émergeant, le vivace lumineux et, en dessous, l’opaque, le sombre, l’engluant.

La dernière section remet en jeu le souffle, l’organique, la presque parole rythmicisée annonciatrice d’un langage possible, d’une expression en train de naître, mais dans le refus d’être “comme avant”, le “refus” de ce qui a “été”…

Commande de l’IMEB réalisée dans ses studios en 2001/2002.

 

 

 

 

 

Jean-Pierre  TOULIER

Né en 1939 à Roubaix (France) Jean-Pierre TOULIER fait ses études musicales classiques au conservatoire municipal. Puis il travaille en 1959 au Groupe de Recherches Musicales de la RTF à Paris. S’instaure alors un long silence musical… jusqu’à la veille de sa retraite professionnelle. Il décide alors de se consacrer entièrement à la composition pour réaliser enfin son rêve de jeunesse. L’institut Charles Cros puis le Centre de Création Musicale Iannis Xénakis (CCMIX) lui donnent l’occasion de numériser sa phonothèque  et de mettre à jour ses connaissances musicales.

Compositeur de musique acousmatique il écrit aussi volontiers pour instruments ou voix.

 

Jean-Pierre TOULIER : Etude n° 8   op.7b   2003, remixage en 2008 – inédit

Durée  7’29”

 

Le caractère toujours un peu scolaire – voir austère –  de ce genre de pièce (étude) provient sans doute du choix du matériau sonore un peu ingrat mais aussi des contraintes formelles que se donne le compositeur. Il y a pourtant beaucoup de poésie alliée à la rigueur formelle.

 

Jean-Pierre  TOULIER : Stridulations et Simulacres op.25  (2008)

Durée de l’extrait : 7’19”

 

Pièce pour 4 orthoptères, 2 coléoptères, 1 lépidoptère, 1 diptère, 1 hyménoptère et 3 insectes imaginaires.

 

A de rares exceptions, il nous est impossible d’entendre le chant des insectes parce que les stridulations se situent à l’extrême limite de notre capacité auditive. Il fallait ralentir les enregistrements de 2 à 10 fois pour les rendre audibles et du même coup étranges ! J’ai réalisé quelques simulacres de chants d’insectes imaginaires. Et puisque les insectes ont 3 paires de pattes, j’ai pensé utiliser les nombres 2, 3, 6 dans la construction de cette pièce.

 

 

 

 

 

Nicolas VERIN

Passionné par le geste musical et par la vie des sons, Nicolas Vérin explore d’une façon singulière sa fascination pour le temps et sa complexité. Puisant dans un large champ ouvert une pluralité de langages, une synthèse au-delà des dogmes et des modes, il y nourrit son inspiration.

Nicolas Vérin a obtenu des commandes de l’État, de Radio-France, de l’INA-GRM et de plusieurs festivals. Il a été compositeur en résidence en région Midi-Pyrénées et lauréat de la Villa Médicis hors les murs. Professeur de composition et d’électroacoustique au Conservatoire d’Evry, il pratique l’improvisation notamment au sein du trio Daroux-Sclavis-Vérin.

 

 

 

Nicolas VERIN : Samoûm

Samoûm est le nom arabe du Simoun, ce vent du Sahara qui charrie le sable très très loin et se déchaîne parfois en de furieuses tempêtes.

Il va nous apporter des effluves et nous entraîner dans un voyage qui nous fera rencontrer des mondes évoquant parfois la nature, parfois des cultures ;  des langages, connus ou non , des paysages, inattendus ou abstraits, aux climats variés, réminiscences ou projections imaginaires, des personnages…

Laissez vouz porter par ce tapis volant un peu fou…